Etudes, devoirs, stages, diplômes … et après ?

Bonjour, bonjour,

Ces derniers temps nous ne sommes pas très présentes sur le blog (pardon pour ça). Nous ne l’abandonnons pas, non, non, nous sommes juste toutes les trois sur des projets bien différents et très prenants. Pour vous expliquer un peu et partager nos expériences, on s’est dit qu’un petit article écrit à 6 mains pourrait être sympa.

Depuis qu’on a six ans, l’école est notre quotidien. Primaire, collègue avec le brevet et ensuite lycée avec le bac ou encore CAP et toutes les évolutions possibles, on se retrouve vite à continuer sur la lancée des diplômes. Fac ou grandes écoles, les cours n’en finissent pas, les stages, les projets et tout le tralala se suivent jusqu’à ce jour où on vous dis « Félicitations, vous avez votre diplôme ! Bienvenue dans la vie active ! ».

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Euh.. merci. Mais maintenant on fait quoi ? Fini les inscriptions pour une rentrée en septembre/octobre, au revoir la carte étudiante et les promos qui vont avec, ciao les matinées à rester au lit trop fatiguées de la soirée de la veille pour se lever et bienvenue dans la vie adulte. Pendant les cours on nous vend du rêve, des salaires de folies, des cadres par ci et des responsabilités par là, un boulot de rêve nous attend, il faut juste se remuer un peu. Ah! Ah! Ah!
La réalité en est tout autre, c’est plutôt bonjour pôle emploi et souvent coucou les parents, Tanguy revient ! Glandouille les premiers jours, on profite un peu de notre liberté mais très vite, on tourne en rond. On a des idées oui mais les offres intéressantes ne se bousculent pas. On nous propose des missions interim et encore tout dépend où vous habitez.  On vous fait passer quelques entretiens pour vous dire « désolé vous n’avez pas assez d’expérience » mais on embauchera une stagiaire 2 jours plus tard (cherchez l’erreur). Ou tout le contraire, vous devrez faire ça, ça, ça, ça mais aussi ça et ça pour juste le SMIC, vous êtes d’accord hein ?!
Entre CV et lettres de motivations envoyées à gogo pour à peine un tiers de retour, entretiens ratés, épuisement des adresses, aller-retour à pole emploi et temps bien pourri (surtout cet hiver), la motivation des premiers jours retombe très vite et on se demande même si McDo voudrait de nous. Est-ce qu’on est trop exigeant ? Est-ce qu’on en demande trop ? Aaaah mais qu’est-ce qu’on va devenir ? Retourner à l’école pour encore plus de diplômes ?  Non merci ! Le temps des stages est révolu et on n’est pas plus bête qu’un autre, quelqu’un va bien vouloir de nous.

Pour nous ce n’est pas totalement la même chose, on a vu les choses autrement. 3 filles, 3 parcours, 1 diplôme en commun mais 3 destins différents. On vous explique un peu comment ça se passe pour chacune et où nos envies nous mènent.

Créer son entreprise

Ange :

Comment dire ? Effectivement, durant vos études, on vous vends du rêve. Vous êtes l’élite, vous allez réussir, votre diplôme vous donnera accès à des postes de hautes responsabilités. Puis quand vous avez enfin obtenu le précieux sésame, c’est le néant. On vous laisse en plan. Les « recontacte-moi après tes études », « tu as un super profil, tu trouveras facilement » s’envolent à une vitesse folle comme la confiance en soi et l’enthousiasme d’une jeune diplômée dynamique. Alors, tu te tournes vers pôle emploi. Bien sur, avec ton statut d’ancienne étudiante, tu as accumulé les stages de longues durées qui ne te donnent droit à aucunes indemnisations. Et niveau boulot, la gentille conseillère t’annonce « ne comptez pas sur pole emploi, vous vous débrouillez mieux toute seule ». Oui, car quand tu recherches du boulot activement, tu t’organises. Tu t’inscris à des clubs cadres, tu rencontres l’APEC et des tas d’autres organismes en espérant que cela t’aide dans ta recherche. Personnellement, ces types de structures m’ont permis de ne pas baisser les bras, de drainer des conseils utiles et de faire des rencontres intéressantes.

Mais plusieurs mois plus tard, toujours pas de job de rêve en vue. Les CV et lettres de candidatures s’enchaînent, votre boite au lettre vous apporte chaque jour des courriers de refus, et vous passez des entretiens sans succès. A côté de ça, pour payer votre loyer, vous bossez en intérim. Par chances, vous arrivez à vous dégoter des missions régulières mais comme on dit, cela reste du travail précaire… J’ai eu la chance, si je puis dire, de toujours tomber sur des missions relativement agréables. Mais quand votre badge porte l’inscription « intérimaire numéro 26 », cela vous mets quand même un coup au moral. Alors vous vous relancez frénétiquement dans vos candidatures spontanées, en regardant votre tableau excel se remplir à perte de vue. NB : la poste vous remercie pour votre achat de timbres aussi régulier. Alors vous pensez même à vous reconvertir ! Les métiers manuels ont la côte. Fleuriste pourquoi pas ? J’ai la main verte. Mais zut, après tant d’étude, faut pas baisser les bras.
Mais comment garder la pêche dans tout ça ? Grâce à vos proches qui croient en vous. C’est ce qui me permets de garder le cap. Oui, un jour, je vais trouver le job de mes rêves. Oui j’ai des choses à apporter à une entreprise. Oui, je crois en moi. Et égoïstement, en voyant le nombre de personnes dans la même situation, on se dit que finalement le problème ne vient peut être pas de nous, mais du marché actuel, de cette crise qui a si bon dos, et ça nous rassure. Puis, il y a quelques temps, et grâce à des personnes qui vous mettent un coup de pied au derrière, on se lance. Je ne trouve pas le job de mes rêves ? Je vais le créer. Je deviens autoentrepreuneur et je crée ma propre structure. Advienne que pourra ! Vivre au jour le jour finalement, je crois que c’est peut être ça la vie active actuelle. Partir ailleurs ? Oui, certainement. Quand je vois mes co-rédactrices, l’étranger leur réussi. Pour moi, ce sera pour plus tard. Je n’ai pas encore assez de pépites d’or de côté 😉 et finalement, l’envie de voir si mes projet ici, aboutissent.
Dans tout les cas, même si il y a des jours où vous baissez les bras, ne regrettez rien. Votre diplôme vous servira tôt ou tard. Les choses que vous avez apprises ne sont pas vaines, j’en suis sûre. Good luck !

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Camille :

Depuis que j’ai eu mon bac je n’ai qu’une envie, partir ! Je voulais aller chez les américains en tant que jeune fille au pair mais mes parents n’étaient pas très enthousiastes, du coup on a trouvé une alternative, la fac d’Angers et son programme LEA (Langues Etrangères Appliquées aux affaires et au commerce). Pour ma 3ème année, j’ai pu profiter des échanges universitaires pour passer une des plus belles années de ma vie en Australie. Entre études et voyages, l’année s’est écoulée à une vitesse folle et m’a confortée dans cette envie de travailler à l’internationale. Alors une fois le Master 2 en poche, plus question de retarder les choses, il fallait que je trouve le moyen de partir travailler de l’autre côté de l’Atlantique. Après des recherches poussées, je me suis inscrite sur le site de civiweb et j’ai ouvert mon profil. La recherche d’un VIE pouvait débuter. Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est un VIE, je vous invite à vous rendre sur ce blog : http://mavielabas.wordpress.com où je vous en dirais un peu plus. Mais en gros, c’est un « stage » que l’on va effectuer dans un pays étranger pour le compte d’une entreprise française. Mon idée en tête, j’ai commencé les recherches et envoyé mes premiers CV. Inscrite en octobre, je m’étais mis en tête de partir début janvier mais j’avais sous-estimé la concurrence très rude sur la destination et le peu d’offres en marketing et communication. J’ai quand même eu un entretien pour le Canada qui malheureusement n’a pas donné suite et puis plusieurs premières sélection sans aboutissements. A la fin de mon CDD à Montpellier j’ai décidé de rentrer chez mes parents pour mettre des sous de côtés, j’avais décidé de partir coûte que coûte. Pour mon plus grand désespoir la Vendée n’est pas vraiment adaptée à mon profil. Après 2 mois à ne pas travailler et passer mes journées à faire du sport et broyer du noir, j’ai décidé de faire une saison et de préparer un départ en Californie pour le mois de septembre. Seulement le destin en a voulu autrement et à peine un mois après avoir commencé mon nouveau boulot on me contactait pour un entretien avec les USA. Youhoooouu !!! Mais quand même je restais sur la réserve, je ne voulais pas encore une fois m’emballer et tomber de haut. Finalement après un skype de 30 minutes et un autre d’une heure quelques jours plus tard, j’ai reçu cet appel que j’attendais tant et qui m’annonçait que j’avais été sélectionnée parmi plus de 200 candidats ! Vous imaginez ma joie ce jour là, impossible de prendre mon petit déjeuner ni après de me concentrer de toute la journée. J’allais partir à Boston au mois de juin ! Voilà pour moi : moments de doutes et surtout d’ennui très prononcé et accentué par un temps tout pourri un mois après la fin de mes études. Des refus, zéro interim et beaucoup de sport avant de pouvoir enfin prendre le chemin d’un travail pas très passionnant mais qui pour mon plus grand bonheur se terminera prématurément et laissera la place à une nouvelle aventure dans un pays qui m’est encore inconnu.
J’attends avec impatience le départ même s’il y a beaucoup de choses à régler avant, paperasse quand tu nous tiens ! Et que le stress monte de jour en jour. Avant de m’envoler pour la côté Est des Etats-Unis, j’ai prévu de retourner un peu dans le sud histoire de dire à bientôt au chéri et de faire une petite halte à Barcelone où ma grande copine a trouvé un CDI (même si elle a appris l’allemand à l’école ^^).
En bref, rien n’est jamais perdu, il ne faut pas perdre de vue son objectif et même si parfois le temps peu nous paraître très long et que les obstacles semblent se dresser sur notre route, il ne faut pas baisser les bras. Tout vient à point à qui sait attendre …

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Louise :

J’appréhendais énormément la fin des études car pour moi c’était synonyme de « métro,  boulot,  dodo » ( enfin vous voyez ce que je veux dire !). Mais évidemment c’est arrivé très vite et je ne me sentais pas prête d’entrer dans ce train train là ! Je voulais voir autre chose, découvrir et rêver un peu avant tout. Plusieurs événements m’ont vite mis en tête que partir était une bonne solution pour moi. Ayant travaillé pendant mes études, j’avais déjà un peu de sous de côté.  A la fin du stage et le diplôme en poche, je me suis trouvé un petit boulot pour compléter ma réserve. 2 mois de travail acharné,  à accepter les heures sup’ et les remplacements de dernière minute… j’étais fin prête ^^ ! J’ai passé,  ensuite, un mois à me préparer : lire les récits de voyageurs, faire une liste de pays dans lesquels je voulais aller, discuter avec des gens pour avoir des contacts. Il a fallut faire des choix sur les destinations en fonction des prix sur place, de la facilité pour obtenir les visas ! J’avais ciblé l’Asie dès le début parce que ce continent m’a toujours intrigué et que j’étais certaine d’être complètement dépaysée une fois là-bas.

Pour autant, je ne me suis pas prévu un planning ultra calculé ni de parcours prédéfini.  J’aime les imprévus et les rencontres qui bouleversent tout. Mon plan initial était le suivant : Thailande,  Birmanie, Inde et Népal, puis 4 mois en Australie pour travailler un peu enfin de finir par le Japon !!!! J’ai toujours rêvé d’y aller. Une fois les pays choisis il a fallu penser au sac. Dur, très dur car le but n’est pas d’emmener toute sa penderie ! Le nécessaire avant tout et croyez moi, c’est très dur surtout si comme moi, vous êtes accro aux fringues et au miroir.  Mais comme on dit, on a rien sans rien. J’ai donc mis de côté mon superficiel chéri et je me suis envolée …

Presque 4 mois après,  mon dieu mais quelle expérience ! J’ai vu des choses et appris tant ! Au final mon parcours a quelque peu changé car j’ai fait Thailande, Laos, Népal et Inde mais je ne regrette rien, je me suis éclatée … et c’est pas fini puisque je m’envole bientôt pour l’Australie. Je garde bien sur en tête, qu’une fois rentré il me faudra chercher un travail et rentrer dans un petit quotidien mais je suis plus sereine avec ça car mon voyage me sera utile dans ce processus, j’en suis sûre, et parce que j’aurais réalisé un de mes rêves (le prochain sur la liste c’est de me goinfrer de pâtisseries pleines de crème ! En Asie, les gâteaux bien gras… ya pas)

Si vous avez l’occasion de pouvoir partir après vos études,  je vous le conseille vivement, il n’y a rien de mieux pour apprendre et s’en mettre plein la vue… et faire de belles rencontres aussi 😉

Trumbler Je cherche un CDI et une licorne

Comme le chantait si bien Tonton David, « chacun sa route, chacun son chemin« . On a beau avoir des expériences communes, notre caractère, nos attentes et nos rêves nous mènent sur une voie qui nous est propre. Mais pour réussir et avancer, il ne faut pas baisser les bras et parfois faire des compromis ou trouver des alternatives pour accéder à notre but. On espère que cet article vous aura plu.

Et vous qu’avez-vous fait (ou que pensez-vous faire) après vos études ?
Vous avez eu besoin de trouver des alternatives ou tout s’est déroulé comme prévu ?
Vous avez des expériences à l’étranger ?  
Des conseils pour un lancement en auto-entrepreneur ? 

La team Bric-à-brac

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